Waterloo : comment la géographie a façonné l’histoire ?
Du 4 au 10 juillet, je m’en vais suivre, sur le terrain, les routes empruntées par les différentes armées engagées dans la campagne de Belgique de 1815. De Charleroi à Ligny, de Wavre à Mont-Saint-Lambert, de Waterloo aux Quatre-Bras.
Je regarderai cette campagne avec mes yeux d’ingénieur. J’étudierai le terrain, les courbes de niveau et les pentes. J’essaierai de comprendre ce que les acteurs de l’époque pouvaient voir — ou ne pas voir. J’estimerai des vitesses de marche et des temps de parcours. J’observerai la largeur des routes, des ponts et des passages. Surtout, je confronterai les témoignages aux réalités du terrain.
Une question me taraude : le 18 juin, Grouchy pouvait-il encore rejoindre Napoléon à temps sur le champ de bataille de Waterloo ?
Au fil des prochaines semaines, je partagerai ce carnet de terrain pour tenter de comprendre comment le relief, les routes, les distances et les villages ont pesé sur le destin de la campagne de 1815.