Comment je suis tombé dans la marmite de Waterloo ?

Bien que je me passionne pour l’histoire du Premier Empire, rien ne me prédisposait à vouer un intérêt majeur à la bataille de Waterloo. Certes, Victor Hugo était passé par là et j’avais une vague idée de l’anecdote relative au mot de Cambronne. Mais, pour moi, elle était avant tout le synonyme d’une raclée infligée par les Anglais. Point. Il n’y avait guère matière à débat.

Puis, un jour, ma vie a basculé.

Chaque vendredi, j’emmène ma fille à la chorale et, pendant les deux heures que dure sa répétition, je me promène en ville. Mes pas me conduisent souvent vers mon libraire préféré. C’est là que je découvris, il y a maintenant un peu plus de deux ans, un livre au titre précis : Waterloo, accompagné d’un sous-titre plus mystérieux : C’était presque le soir. Son auteur : Alessandro Barbero.

Dès les premières pages, je compris que rien ne serait plus jamais comme avant.

En mêlant la grande Histoire aux petites histoires, l’auteur nous projette au cœur de la bataille, à hauteur d’homme. On y entend le sifflement des balles, les canonnades et les coups de sabre.

Parallèlement, Barbero rend vivants, presque poétiques, les lieux de la bataille : Hougoumont, Mont-Saint-Jean, la Haie-Sainte, la Papelotte, qui sonne comme « papillote », ou encore Plancenoit, qui pourrait être le nom d’un chevalier. Sans parler du Chemin Creux d’Ohain…

Enfin, avec de vraies trouvailles littéraires, comme lorsqu’il décrit les grenadiers de la Vieille Garde tels des pirates d’un autre temps, Barbero achève de nous captiver.

Lorsque j’ai refermé cet ouvrage, le virus m’avait contaminé et plus aucun retour en arrière n’était possible. Depuis j’ai lu, écouté et cherché avec une passion sans bornes : mon voyage début juillet constituant le point d’orgue. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’il y en ait un autre.

Dans le prochain article, je tenterai d’expliquer pourquoi cette bataille, et plus largement la campagne de Belgique de 1815, présentent un intérêt historique majeur — mais pas seulement.

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Pourquoi s’intéresser à la Campagne de Belgique (partie 1) ?

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